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	<title>poetes &amp;laquo; WordPress.com Tag Feed</title>
	<link>http://wordpress.com/tag/poetes/</link>
	<description>Feed of posts on WordPress.com tagged "poetes"</description>
	<pubDate>Fri, 18 Jul 2008 23:12:27 +0000</pubDate>

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	<language>en</language>

<item>
<title><![CDATA[Les poemes de KHAlil Gibran]]></title>
<link>http://saida2008.wordpress.com/?p=78</link>
<pubDate>Wed, 18 Jun 2008 14:39:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>chaibelkhdim</dc:creator>
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<description><![CDATA[ KHAlil Gibran 





(1883-1931) 
1883- Naissance du poète et peintre libanais à Bcharré, villa]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;text-align:center;"><span style="font-size:small;"><strong> KHAlil Gibran </strong><font size="3"></p>
<div>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="77%">
<tbody>
<tr>
<td width="100%">
<p align="center"><strong><span style="font-size:x-small;color:#fcaf11;">(1883-1931)</span> </strong></p>
<p><strong>1883- Naissance du poète et peintre libanais à Bcharré, village situé dans la "Vallée Sainte" avoisinant les forêts de grands cèdres. Il est baptisé dans la religion chrétienne maronite dont était issue sa mère. Il reçoit son enseignement primaire en arabe et en syriaque. </strong></p>
<p><strong>1895- Il émigre aux États-Unis en compagnie de sa mère, son frère et de ses deux soeurs pour s'établir à Boston et ouvrir une épicerie.  </strong></p>
<p><strong>1897- De retour au Liban, il s'installe à Beyrouth pour suivre les cours de la fameuse école de la Sagesse al-Hikmat où l'histoire des religions et le droit international lui sont enseignés.  </strong></p>
<p><strong>1901- Une série de voyages en Grèce, en Italie et en Espagne le conduisent à Paris où pendant deux années il étudie la peinture et achève son livre Les Esprits Rebelles : cette oeuvre protestataire, mal reçut par les autorités turques, est brûlé publiquement.  </strong></p>
<p><strong>1903- Gibran est rappelé à Boston où décèdent sa mère, son frère et une de ses soeurs de la tuberculose. C'est dans un état de détresse et de détachement qu'il entame une version anglaise du Prophète, oeuvre dont il avait déjà esquissé les grandes lignes en arabe dès l'âge de quinze ans et qu'il travaillera jusqu'en 1923.  </strong></p>
<p><strong>1904- Le quotidien new-yorkais Al-Muhajir, publié en langue arabe, diffuse ses poèmes, récits et essais; ils seront par la suite rassemblés dans le recueil Larmes et Sourires (1914).  </strong></p>
<p><strong>1908- Un séjour de deux ans à Paris lui permet d'étudier à l'Académie des beaux arts et de rencontrer de nombreux artistes : Rodin, Debussy, Maeterlinck, Rostand,...  </strong></p>
<p><strong>1910- Gibran se fixe définitivement à New York : sa renommée mondiale ne cessera de croître.   </strong></p>
<p><strong>1916- "Mon peuple est mort", cette citation résume son engagement pour son pays natal qu'il soutient dans sa lutte contre le joug ottoman et la famine. <br />
1920 Gibran est à la tête de "Al-rabiat al-qalamiyyat", cercle littéraire réunissant l'élite du monde arabe émigré aux États-Unis.  </strong></p>
<p><strong>1923- Publication et succès immédiat de son oeuvre longuement mûrie et remaniée : Le Prophète. À son grand regret, sa santé détériorée ne lui permet pas un retour en Orient.   </strong></p>
<p><strong>1931- Gibran meurt le 10 Avril dans un hôpital de New York. Son corps fut déposé à sa demande dans le monastère Mar Sarkis, non loin de Bcharré. </strong></p>
<p><strong>______________________________________________</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><strong> </strong></div>
<p></font></span></p>
<div></div>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><span style="font-size:small;"><strong>DES ENFANTS  </strong></span></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit: <br />
Parlez-nous des Enfants.<br />
Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants.<br />
Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même,<br />
Ils viennent à travers vous mais non de vous.<br />
Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas. Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,<br />
Car ils ont leurs propres pensées.<br />
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,<br />
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,<br />
pas même dans vos rêves.<br />
Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux,<br />
mais ne tentez pas de les faire comme vous.<br />
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier. Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.<br />
L'Archer voit le but sur le chemin de l'infini, et Il vous tend de Sa puissance<br />
pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.<br />
Que votre tension par la main de l'Archer soit pour la joie;<br />
Car de même qu'Il aime la flèche qui vole, Il aime l'arc qui est stable. </strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><span style="color:#fcaf11;"><strong>---------------------------------------------------------------------------</strong></span></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><span style="font-size:small;"><strong>DE LA VIE </strong></span></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>La Vie est comme une île perdue dans l'océan de la solitude, une île dont les rochers seraient nos espérances, et les arbres nos rêves, dont les fleurs seraient notre solitude et les ruisseaux nos aspirations.</strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>3Votre Vie, ami, est une île séparée de toutes les autres îles et régions.  3 Quel que soit le nombre de bateaux qui quittent vos rivages pour d'autres pays, quel que soit le nombre de flottes qui y accostent, 3vous serez à jamais une île séparée, souffrant les affres de la solitude et aspirant au bonheur.  3 Les autres hommes ne vous connaissent point et ils sont loin de compatir à votre solitude ou de vous comprendre. </strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Je t'ai aperçu mon frère quand, assis sur ton monticule d'or, tu te réjouissais de tes richesses. </strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Tu étais fier de tes trésors et ancré dans la conviction que chaque poignée d'or amassée tisserait un lien invisible entre les désirs et les pensées d'autrui et les tiens propres.</strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Dans mon imagination tu apparaissais en grand conquérant, conduisant ses troupes à l'assaut des forteresses de l'ennemi. </strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Mais quand à nouveau je regardai, je ne vis plus qu'un coeur solitaire se languissant derrière ses coffres d'or, qu'un oiseau affamé dans une cage dorée à la mangeoire vide.</strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Mon frère, je t'ai vu alors que tu étais assis sur le trône de la gloire. </strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Tout autour, le peuple t'acclamait comme sa majesté. </strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Il chantait les louanges de tes actes et magnifiait ta sagesse.</strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Les yeux étaient fixés sur toi comme sur un prophète et les chants des esprits réjouis montaient jusqu'à la voûte céleste.</strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Lorsque tu regardais tes sujets, je distinguais dans ton regard les signes du bonheur, de la puissance et du triomphe, tu paraissais être l'âme de leur corps.</strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Mais, quand à nouveau je regardai, tu étais seul dans ta solitude.</strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Debout près de ton trône, tu te tournais dans toutes les directions, les bras tendus, comme un exilé qui demanderait grâce et miséricorde à d'invisibles fantômes ou qui mendierait un abri, ne serait-ce que celui pouvant offrir chaleur et amitié.</strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Mon frère, je t'ai vu aimer une femme merveilleusement belle et poser ton coeur sur l'autel de sa beauté. </strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Quand je la vis te regarder, les yeux empreints de tendresse et d'amour maternel, je me dis: « Puisse vivre longtemps l'amour qui a chassé la solitude du coeur de cet homme et l'a uni à un autre coeur. »</strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Hélas, quand à nouveau je regardai, dans ton coeur aimant la solitude était enclose !</strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Il révélait tout haut ses secrets à la femme aimée, en vain. </strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Car, derrière ton âme pleine d'amour, je distinguai une autre âme solitaire.</strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Elle ressemblait à un nuage errant que tu eusses voulu transformer en larmes coulant dans les yeux de ta bien-aimée...</strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Mon frère, ta vie est comme une maison isolée, loin de toute demeure humaine.</strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Une maison où aucun regard étranger ne peut pénétrer. </strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Si elle était privée de lumière, la lampe e ton voisin ne pourrait l'éclairer.</strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Si elle était sans vivres, les garde-manger de tes voisins ne pourraient lui en procurer. </strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Si elle s'élevait dans le désert, tu ne pourrais la transporter dans le jardin d'autres hommes, labouré et cultivé par d'autres mains. </strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Si elle était construite au sommet d'une montagne, tu ne pourrais la descendre dans la vallée, parcourue par le pas d'autres hommes.</strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Mon frère, la vie de l'esprit s'écoule dans la solitude, et n'y aurait-il cette solitude et cet isolement, tu ne serais point ce que tu es, ni moi ce que je suis. </strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Sans cet isolement et cette solitude, j'arriverais à croire en entendant ta voix que c'est ma voix qui parle, ou en voyant ton visage que c'est le reflet de moi-même dans un miroir. </strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>---------------------------------------------------------------------------</strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left">
<span style="font-size:small;"><strong>DE LA LIBERTÉ </strong></span></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Vous serez vraiment libres non pas lorsque vos jours seront sans soucis et vos nuits sans désir ni peine, </strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Mais plutôt lorsque votre vie sera enrobée de toutes ces choses </strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>et que vous vous élèverez au-dessus d'elles, nus et sans entraves. </strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Et comment vous élèverez-vous au-dessus de vos jours et de vos nuits sinon en brisant les chaînes qu'à l'aube de votre intelligence vous avez nouées autour de votre heure de midi ? </strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>En vérité, ce que vous appelez liberté est la plus solide de ces chaînes, même si ses maillons brillent au soleil et vous aveuglent.</strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Et qu'est-ce sinon des fragments de votre propre moi que vous voudriez écarter pour devenir libres ?</strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Si c'est une loi injuste que vous voulez abolir, cette loi a été écrite de votre propre main sur votre propre front. </strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Vous ne pourrez pas l'effacer en brûlant vos livres de lois ni en lavant les fronts de vos juges, quand bien même vous y déverseriez la mer. </strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Et si c'est un despote que vous voulez détrôner, veillez d'abord à ce que son trône érigé en vous soit détruit.</strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Car comment le tyran pourrait-il dominer l'homme libre et fier si dans sa liberté ne se trouvait une tyrannie et dans sa fierté, un déshonneur ? </strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Et si c'est une inquiétude dont vous voulez vous délivrer, cette inquiétude a été choisie par vous plutôt qu'imposée à vous. </strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Et si c'est une crainte que vous voulez dissiper, le siège de cette crainte est dans votre coeur, et non pas dans la main que vous craignez. </strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>En vérité, toutes ces choses se meuvent en votre être dans une perpétuelle et demi-étreinte, ce que vous craignez et ce que vous désirez, ce qui vous répugne et ce que vous aimez, ce que vous recherchez et ce que vous voudriez fuir.</strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Ces choses se meuvent en vous comme des lumières et des ombres attachées deux à deux.</strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Et quand une ombre faiblit et disparaît, la lumière qui subsiste devient l'ombre d'une autre lumière. </strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Ainsi en est-il de votre liberté qui, quand elle perd ses chaînes, devient elle-même les chaînes d'une liberté plus grande encore.  </strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><span style="color:#fcaf11;"><strong>--------------------------------------------------------------------------------------------</strong></span></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><span style="font-size:small;"><strong>DE L'AMITIÉ</strong></span></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Et un jeune dit, Parle-nous de l'Amitié.<br />
Et il répondit, disant:<br />
Votre ami est votre besoin qui a trouvé une réponse.<br />
Il est le champ que vous semez avec amour et moissonnez avec reconnaissance.<br />
Il est votre table et votre foyer.<br />
Car vous venez à lui avec votre faim, et vous cherchez en lui la paix.<br />
Lorsque votre ami parle de ses pensées vous ne craignez<br />
pas le "non" de votre esprit, ni ne refusez le "oui".<br />
Et quand il est silencieux votre coeur ne cesse d'écouter son coeur;<br />
Car en amitié, toutes les pensées, tous les désirs, toutes les attentes naissent et sont partagés sans mots, dans une joie muette.<br />
Quand vous vous séparez de votre ami, ne vous désolez pas ;<br />
Car ce que vous aimez en lui peut être plus clair en son absence, comme la montagne pour le randonneur est plus visible vue de la plaine.<br />
Et qu'il n'y ait d'autre intention dans l'amitié que l'approfondissement de l'esprit.<br />
Car l'amour qui cherche autre chose que la révélation de son propre mystère n'est pas l'amour, mais un filet jeté au loin : et ce que vous prenez est vain.<br />
Et donnez à votre ami le meilleur de vous-même.<br />
Et s'il doit connaître le reflux de votre marée, laissez le connaître aussi son flux.<br />
Car qu'est-ce que votre ami si vous venez le voir avec pour tout présent des heures à tuer  ?<br />
Venez toujours le voir avec des heures à faire vivre.<br />
Car il est là pour remplir vos besoins, et non votre néant.<br />
Et dans la tendresse de l'amitié qu'il y ait le rire et le partage des plaisirs.<br />
Car dans la rosée de menues choses le coeur trouve son matin et sa fraîcheur.  </strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><span style="color:#fcaf11;"><strong>---------------------------------------------------------------------------</strong></span></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><span style="font-size:small;"><strong>DE L'AMOUR</strong></span></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Alors al-Mitra dit : Parle-nous de l'Amour.<br />
Il leva la tête et regarda la foule sur laquelle un grand silence s'était abattu. D'une voix assurée, il dit:<br />
Quand l'amour vous fait signe, suivez-le,<br />
Bien que ses chemins soient raides et ardus.<br />
Et quand il vous enveloppe de ses ailes, cédez-lui,<br />
Même si l'épée cachée dans ses pennes vous blesse,<br />
Et quand il vous parle, croyez en lui,<br />
Même si sa voix brise vos rêves comme le vent du nord dévastant un jardin.<br />
Car si l'amour vous couronne, il vous crucifie aussi. Et s'il est pour votre croissance, il est aussi pour votre élagage.<br />
De même qu'il s'élève à votre hauteur pour caresser vos plus tendres branches frémissant dans le soleil,<br />
Il descend jusqu'à vos racines et les secoue de leur adhérence à la terre.<br />
Telles des gerbes de blé, il vous ramasse et vous serre contre lui.<br />
Il vous vanne pour vous dénuder.<br />
Il vous tamise pour vous libérer de votre enveloppe.<br />
Il vous pile jusqu'à la blancheur.<br />
Il vous pétrit jusqu'à vous rendre malléables;<br />
Puis il vous assigne à son feu sacré afin que vous deveniez pain sacré au festin sacré de Dieu.<br />
Tout cela, l'amour vous le fait subir afin que vous connaissiez les secrets de votre coeur et, au travers de cette connaissance, deveniez fragment du coeur de la Vie.<br />
Mais si, pusillanimes, vous ne recherchiez que la paix de l'amour et sa volupté,<br />
Mieux vaudrait pour vous couvrir votre nudité et sortir de l'aire de l'amour,<br />
Pour pénétrer dans le monde sans saisons en lequel vous rirez, mais pas de tout votre rire, et pleurerez, mais pas de toutes vos larmes.<br />
L'amour ne donne que de lui même et ne prend que de lui-même.<br />
L'amour ne possède pas et ne saurait être possédé.<br />
Car l'amour suffit à l'amour.<br />
Lorsque vous aimez, vous ne devriez pas dire : "Dieu est dans mon coeur", mais plutôt : "Je suis dans le coeur de Dieu."<br />
Et ne croyez pas qu'il vous appartienne de diriger le cours de l'amour, car c'est l'amour, s'il vous en juge dignes, qui dirigera le vôtre.<br />
L'amour n'a d'autre désir que de s'accomplir.<br />
Mais si vous aimez et ne pouvez échapper aux désirs, qu'ils soient ceux-ci:<br />
Vous dissoudre et être comme l'eau vive d'un ruisseau chantant sa melopée à la nuit,<br />
Connaître la douleur d'une tendresse excessive,<br />
Recevoir la blessure de votre conception de l'amour,<br />
Perdre votre sang volontiers et avec joie,<br />
Vous réveiller aux aurores, le coeur ailé, et rendre grâces pour une nouvelle journée d'amour,<br />
Vous reposer à l'heure du méridien et méditer l'extase de l'amour,<br />
Revenir à votre foyer le soir, avec gratitude,<br />
Puis vous endormir avec au coeur une prière pour l'être aimé et sur vos lèvres un chant de louange.  </strong></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><span style="color:#fcaf11;"><strong>---------------------------------------------------------------------------</strong></span></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><span style="font-size:small;"><strong>DU MARIAGE</strong></span></p>
<p style="margin-left:20px;margin-right:20px;" align="left"><strong>Al-Mitra reprit la parole. Elle demanda : Maître, que dire du Mariage?<br />
Il répondit:<br />
Ensemble êtes-vous nés et ensemble resterez-vous pour toujours.<br />
Quand les blanches ailes de la mort éparpilleront vos jours, vous serez ensemble.<br />
Oui, vous serez ensemble dans la mémoire silencieuse de Dieu.<br />
Mais qu'il y ait des espaces dans votre entente.<br />
Que les vents des cieux puissent danser entre vous.<br />
Aimez-vous, l'un l'autre, mais ne faites pas de l'amour un carcan:<br />
Qu'il soit plutôt mer mouvante entre les rives de vos âmes.<br />
Remplissez, chacun, la coupe de l'autre, mais ne buvez pas à la même.<br />
Donnez-vous l'un à l'autre de votre pain, mais ne partagez pas le même morceau.<br />
Chantez et dansez ensemble, et soyez joyeux, mais que chacun demeure isolé,<br />
Comme sont isolées les cordes du luth, bien que frémissantes de la même musique.<br />
Donnez vos coeurs, mais pas à la garde de l'autre,<br />
Car vos coeurs, seule la main de Dieu peut les contenir.<br />
Et dressez-vous ensemble, mais pas trop près l'un de l'autre:<br />
Car les piliers du temple se dressent séparément,<br />
Et le chêne et le cyprès ne peuvent croître dans leur ombre mutuelle. </strong></p>
<p style="margin-left:20px;"><span style="color:#fcaf11;"><strong>------------------------------------------------------------------------------</strong></span></p>
<p style="margin-left:20px;" align="left"><strong>À propos de la<span style="font-size:small;"> Connaissance de Soi...</span><br />
Vos cœurs connaissent en silence les secrets des jours et des nuits.<br />
Mais vos oreilles se languissent d'entendre la voix de la connaissance en vos cœurs.<br />
Vous voudriez savoir avec des mots ce que vous avez toujours su en pensée.<br />
Vous voudriez toucher du doigt le corps nu de vos rêves.<br />
Et il est bon qu'il en soit ainsi.<br />
La source secrète de votre âme doit jaillir et couler en chuchotant vers la mer, <br />
Et le trésor de vos abysses infinis se révéler à vos yeux.<br />
Mais qu'il n'y ait point de balance pour peser votre trésor inconnu,<br />
Et ne sondez pas les profondeurs de votre connaissance avec tige ou jauge,<br />
Car le soi est une mer sans limites ni mesures.<br />
Ne dites pas: "J'ai trouvé la vérité", mais plutôt: "J'ai trouvé une vérité".<br />
Ne dites pas: "J'ai trouvé le chemin de l'âme". Dites plutôt: "J'ai rencontre l'âme marchant sur mon chemin".<br />
Car l'âme marche sur tous les chemins.<br />
L'âme ne marche pas sur une ligne de crête, pas plus qu'elle ne croit tel un roseau.<br />
L'âme se déploie, comme un lotus aux pétales innombrables. </strong></p>
<p style="margin-left:20px;" align="left">
<span style="color:#fcaf11;"><strong>------------------------------------------------------------------------------</strong></span></p>
<p style="margin-left:20px;" align="left"><strong>Khalil Gibran, Un prophète et son temps<br />
Robin Waterfield<br />
Fides, 390 pages,  Octobre 2000</strong></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Maux Grégaires]]></title>
<link>http://wazoud.wordpress.com/?p=39</link>
<pubDate>Tue, 20 May 2008 20:18:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>kaal2000</dc:creator>
<guid>http://wazoud.wordpress.com/?p=39</guid>
<description><![CDATA[Espoir..
Il voyage pour se consoler
Dans un nid sur un arbre perché
Où gisent des petits abandonn]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">Espoir..</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">Il voyage pour se consoler</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">Dans un nid sur un arbre perché</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">Où gisent des petits abandonnés</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">Qui guettaient ses sourires</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">Qui sans lui seront sans être</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">Sans nul, aucun devenir.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">Le rêve persiste et résiste aux péchés</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">Se nourrissants du passé, lien sacré</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">Où vit lumière et fut baptisé</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">Sous l’étoile bénie poètes maudits.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">Bienvenu ! Toi qui est tant attendu</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">O toi qui ne cesse de m’éblouir</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">Avec tes rides infinies,</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">Avec tes sources inconnues</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">Qui illuminent ton âme immaculée.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">Je sortirais des tristesses du temps</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">Pour meubler l’espace qui manque,</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">Et de l’éternelles écumes du temps</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">Qui se brisent sur ses mots creux</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">Qui éclaboussent les rives</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">De ce silence peu pieux.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">J’escaladerais ces clôtures</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">De cette forêt vierge</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">Qui s’éclipse dans ma mémoire</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">Envahie par un quotidien</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">Sourd-muet qui se veut mien.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">Voyageur de cette planète</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">Tant observée et<span> </span>scrutée</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">Pourras-tu chasser le gébier de cette jungle</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;">Qui regorge de prédateurs ?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><em>by AZIZ </em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><em>1992</em></strong></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Petits poètes]]></title>
<link>http://petitemaikress.wordpress.com/?p=168</link>
<pubDate>Thu, 03 Apr 2008 17:08:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>petitemaikress</dc:creator>
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<description><![CDATA[Petit exercice sans prétention où il fallait écrire des phrases en utilisant des prépositions do]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>Petit exercice sans prétention où il fallait écrire des phrases en utilisant des prépositions données :</p>
<p>Ils ont été poètes :</p>
<p><i>Au delà du ciel, il y a mon grand-père.</i></p>
<p><i>Au delà de la haine dans nos coeurs, il y a l'amour !!!</i></p>
<p><i>Au delà du monde, il y a les cieux.</i></p>
<p>Prosaiques :</p>
<p><i>Au delà de l'école, tu peux le taper.</i></p>
<p>Surprenants :</p>
<p><i>Tu es moche malgré le buffle</i></p>
<p><i>- Ça veut dire quoi ? </i></p>
<p><i>- Ben rien !  </i></p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Dietari d'un xerrameca]]></title>
<link>http://valentitorra.wordpress.com/2008/03/03/dietari-dun-xerrameca/</link>
<pubDate>Mon, 03 Mar 2008 07:22:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Jordi Torra</dc:creator>
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<description><![CDATA[25 febrer 2008
Ha mort Josep Palau i Fabre. Una gran pèrdua que lamento profundament! No recordo qu]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>25 febrer 2008</strong></p>
<p>Ha mort <strong>Josep Palau i Fabre</strong>. Una gran pèrdua que lamento profundament! No recordo qui em va fer notar un dia que en una foto de Jack Nicholson, que va publicar La Vanguardia, en l'estanteria del darrere, hi havia un llibre de Picasso escrit, com no, per <strong>Palau i Fabre</strong>. Deu ser de llarg d'escriptor català més llegit o més comprat debut a la seva passió pel gran Pablo Picasso.</p>
<p>Ara toca de rellegir la poesia de l'Alquimista <strong>Palau i Fabre</strong>, i reviure l'impacte, certament brutal, de <em>"La sabata",</em> tota una sorpresa de la meva adolescència.</p>
<p><strong>26 febrer de 2008</strong></p>
<p>A Creta no hi he estat mai, però l'he vista tota, mira per on! Corrien els primers dies de setembre de l'any 98 i un grupet - la dona, el meu germà, la tieta Roser... - anàvem a Israel en avió. Eren els temps en que hi havia una pau ben notable, sobretot comparada amb el que ha vingut després. Varem estar de sort! Al creuar la mar Mediterrània, al cap de tres hores de vol, l'avió va sobrevolar Creta. Creta sencera d'occident a orient, en un matí lluminós.</p>
<p>Evidentment no vaig veure Réthimno i, de fet, ni sabia que existia. El meu contacte amb el món hel·lènic diguem-ne contemporani és el que m'ha proporcionat <strong>Kavafis</strong>, <strong>Nikos Kazantzankis</strong> i, després, <strong>Pandelís Prevelakis</strong>.</p>
<p>Hauré d'enfocar l'antena al món Grec, al cap i a la fi els hi devem gairebé tot!</p>
<p><strong>2 març 2008</strong></p>
<p>Quina primavera! <em>"Digues que ens duràs, tu tant decidit, ametller florit?</em> <em>els dies més</em> <em>clars, més tendra la nit!",</em> deia Carner a <em>"El tomb de l'any".</em> I... aquest matí, la dona i jo, hem anat a un dels nostres caminets predilectes dins del terme de Manresa. Una muntanya de Montserrat que la boirina tornava irreal, incorpòria, metafísica, ens feia de teló a la dreta i unes magnífiques vistes del Bages a l'esquerra.</p>
<p>Al sortir d'un revolt un camp d'ametllers ens ha donat la benvinguda. Quina olor de mel. Quin brogit de treballadores abelles. Hem vist una papallona d'ales verdes i grogues, tant elegant i distingida...! La flor d'ametller és petitona i blanca però no ben bé... sembla que una gota de vi negre i vell, caiguda just al mig, li doni un to vinós, sense ni notar-se.</p>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[13 de gener: ENS DEIXEN ELS BONS...]]></title>
<link>http://nuriade.wordpress.com/2008/01/13/13-de-gener-ens-deixen-els-bons/</link>
<pubDate>Sun, 13 Jan 2008 21:08:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>nuriade</dc:creator>
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<description><![CDATA[
Fa temps, quan va morir Alarcos Llorach, un profesor ens va dir a tota la classe “se nos mueren l]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="margin:0;" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Fa temps, quan va morir Alarcos Llorach, un profesor ens va dir a tota la classe “se nos mueren los buenos”. Un altre dels bons, al meu parer, ens ha deixat fa poc. Aquest post només vol ser un petit homenatge al poeta abans de que acabi sent “un paràgraf anodí en els maltractats manuals de la España que bosteza”. </font></p>
</blockquote>
<blockquote>
<p style="margin:0;" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman">Us deixo un poema, per si el voleu.</font></p>
</blockquote>
<p style="margin:0;" class="MsoNormal"><font face="Times New Roman"> <a rel="attachment wp-att-161" href="http://nuriade.wordpress.com/2008/01/13/13-de-gener-ens-deixen-els-bons/161/" title="ag.jpg"><img align="right" src="http://nuriade.wordpress.com/files/2008/01/ag.thumbnail.jpg" alt="ag.jpg" /></a></font></p>
<blockquote><p><b><span style="font-size:8pt;color:windowtext;font-variant:small-caps;"><font face="Verdana">PARA QUE YO ME LLAME ÁNGEL GONZÁLEZ</font></span></b></p>
<p><span style="font-size:8pt;color:windowtext;font-variant:small-caps;"><font face="Verdana"><span style="font-size:10pt;color:windowtext;">Para que yo me llame Ángel González,<br />
para que mi ser pese sobre el suelo,<br />
fue necesario un ancho espacio<br />
y un largo tiempo:<br />
hombres de todo el mar y toda tierra,<br />
fértiles vientres de mujer, y cuerpos<br />
y más cuerpos, fundiéndose incesantes<br />
en otro cuerpo nuevo.<br />
Solsticios y equinoccios alumbraron<br />
con su cambiante luz, su vario cielo,<br />
el viaje milenario de mi carne<br />
trepando por los siglos y los huesos.<br />
De su pasaje lento y doloroso<br />
de su huida hasta el fin, sobreviviendo<br />
naufragios, aferrándose<br />
al último suspiro de los muertos,<br />
yo no soy más que el resultado, el fruto,<br />
lo que queda, podrido, entre los restos;<br />
esto que veis aquí,<br />
tan sólo esto:<br />
un escombro tenaz, que se resiste<br />
a su ruina, que lucha contra el viento,<br />
que avanza por caminos que no llevan<br />
a ningún sitio. El éxito<br />
de todos los fracasos. La enloquecida<br />
fuerza del desaliento...</span></font></span></p></blockquote>
]]></content:encoded>
</item>
<item>
<title><![CDATA[Jean cocteau]]></title>
<link>http://orpheo.wordpress.com/2007/05/31/jean-cocteau/</link>
<pubDate>Thu, 31 May 2007 23:27:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>orpheo</dc:creator>
<guid>http://orpheo.wordpress.com/2007/05/31/jean-cocteau/</guid>
<description><![CDATA[ Jeunes années  
Jean Cocteau par Amedeo Modigliani, 1919.Cocteau est né à Maisons-Laffitte da]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p> Jeunes années  <img align="right" src="http://orpheo.wordpress.com/files/2007/05/1963-orphee-cocteau.thumbnail.jpg" alt="1963-orphee-cocteau.jpg" /><br />
Jean Cocteau par Amedeo Modigliani, 1919.Cocteau est né à Maisons-Laffitte dans une famille bourgeoise de Paris. Son père, avocat et peintre amateur, se suicida lorsque Cocteau avait neuf ans. Dès l'âge de quinze ans, Cocteau quitte le cocon familial. Il ne manifeste que peu d'intérêt pour les études et n'obtiendra pas son baccalauréat. En dépit de ses œuvres littéraires et de ses talents artistiques, Cocteau insistait sur le fait qu'il était avant tout un poète et que tout travail était poétique. Il publie son premier livre de poèmes, La Lampe d'Aladin, à 19 ans. Cocteau devint alors connu dans les cercles artistiques bohémiens comme le 'prince frivole'. C'est sous ce titre qu'il publiera à 21 ans, en 1910, son second recueil de poèmes. Edith Wharton le décrit comme un homme pour qui "chaque grande ligne de la poésie était un lever de soleil, chaque coucher du soleil la base de la ville merveilleuse... ".</p>
<p>Dans les années 1920, Cocteau s'associe avec Marcel Proust, André Gide, et Maurice Barrès. Il est également fasciné par le maître des ballets russes, Serge de Diaghilev. De sa collaboration avec l'artiste russe nait Parade, ballet produit en 1917 par Diaghilev, avec des décors de Pablo Picasso et une musique composée par Erik Satie. Cette oeuvre va inspirer à Apollinaire le néologisme de surréalisme, repris ensuite par André Breton et Philippe Soupault pour la création du mouvement culturel que l'on sait. Cocteau a une grande influence sur le travail des autres, dans le groupe même composé par ses amis : "Les Six".<br />
 Amitié puis Amour avec Raymond Radiguet  [modifier]<br />
En 1918, il rencontre le poète Raymond Radiguet. Les deux collaborateurs entreprirent beaucoup de voyages ensemble, Cocteau étant exempté du service militaire. En admiration devant le grand travail littéraire de Radiguet, Cocteau promut les travaux de son ami dans son cercle artistique et s'arrangea pour faire publier par Grasset Le Diable au corps (une histoire en grande partie autobiographique sur le rapport adultère entre une femme mariée et un homme plus jeune), exerçant son influence pour recueillir le prix littéraire du "Nouveau Monde" pour le roman.</p>
<p>La réaction de Cocteau à la mort soudaine de Radiguet en 1923 crée un désaccord avec certains proches qui déclarent qu'il l'a laissé désespéré, découragé et en proie à l'opium. Cocteau, ajoute-t-on, n'a même pas assisté à l'enterrement. Mais Cocteau n'assiste généralement pas aux enterrements. L'auteur quitte alors aussitôt Paris avec Diaghilev pour une représentation des Noces de Figaro par les ballets russes à Monte Carlo. Cocteau lui-même qualifia beaucoup plus tard sa réaction comme une "réaction de stupeur et de dégoût". Son penchant pour l'opium à cette époque-là, Cocteau l'explique comme un simple hasard lié à la liaison fortuite qu'il avait entretenue avec Louis Laloy, le directeur de l'opéra de Monte Carlo. La dépendance de Cocteau envers l'opium et ses efforts pour s'arrêter ont profondément changé son modèle littéraire. Son livre le plus notable, Les Enfants Terribles, a été écrit en une semaine lors de son laborieux sevrage.</p>
<p>On a suggéré que l'amitié de Cocteau avec Radiguet a en fait été une liaison amoureuse, intense et souvent orageuse, mais aucune preuve ne permet de le justifier.<br />
 Maturité  [modifier]<br />
 <br />
Chapelle Sainte-Blaise des Simples de Milly-la-Forêt, où y est mort Jean CocteauDans les années 1930, Cocteau aurait eu une liaison avec la princesse Nathalie Paley, la belle-fille d'un Romanov, elle-même modiste, actrice ou modèle et ancienne épouse du couturier Lucien Lelong. Elle tomba enceinte, mais la grossesse ne peut être menée à son terme, ce qui plongea Cocteau et Paley dans un profond désarroi. Cocteau entretint ensuite une relation sentimentale de longue durée avec deux acteurs français, Jean Marais et Edouard Dermit, ce dernier officiellement adopté par Cocteau. On suppose également que Cocteau aurait entretenu une relation avec Panama Al Brown, un boxeur dont il prit en charge la carrière à un moment donné.</p>
<p>En 1940, Le Bel Indifférent, pièce de Cocteau écrite pour Édith Piaf, fut un énorme succès. Il travailla également avec Picasso sur plusieurs projets, fut l'ami de la majeure partie de la communauté européenne des artistes et lutta contre son penchant pour l'opium durant la plus grande partie de sa vie d'adulte. Alors qu'il était ouvertement homosexuel, il eut quelques aventures brèves et compliquées avec des femmes. Son travail recèle de nombreuses critiques contre l'homophobie.</p>
<p>Les films de Cocteau, dont il a écrit et dirigé la majeure partie, furent particulièrement importants dans la mesure où ils introduisirent le surréalisme dans le cinéma français et influencèrent, dans une certaine mesure, le genre français de la Nouvelle Vague.</p>
<p>Quelques immenses succès firent passer pour toujours Cocteau à la postérité : Les Enfants terribles (roman), Les Parents terribles (pièce de théâtre de 1929), la Belle et la Bête (film de 1946). En 1960, l'artiste tourne Le Testament d'Orphée avec l'aide financière de François Truffaut.</p>
<p>En apprenant le décès de son amie Édith Piaf, Cocteau est pris d'une crise d'étouffement. Il succombera quelques heures plus tard d’une crise cardiaque dans sa demeure de Milly-la-Forêt le 11 octobre 1963 à 74 ans. Il est enterré dans la Chapelle Saint-Blaise-des-Simples à Milly-la-Forêt dans l'Essonne. Sur sa tombe, on peut lire l'épitaphe suivante : Je reste avec vous.<br />
 Récompenses et distinctions  [modifier]<br />
En 1955, Cocteau était membre de l'Académie française et de l'Académie royale de Belgique.</p>
<p>Dans sa vie, Cocteau était commandeur de la Légion d'Honneur, membre de l'Académie Mallarmé, de l'Académie allemande, de l'American Academy, de la Mark Twain Academy, président d'honneur du Festival du film de Cannes, président d'honneur de l'Association France-Hongrie, Président de l'Académie du jazz et de l'Académie du Disque.</p>
]]></content:encoded>
</item>
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<title><![CDATA[Politique et littérature ne font pas bon ménage.]]></title>
<link>http://newsreportoday.wordpress.com/?p=77</link>
<pubDate>Tue, 11 Mar 2008 10:40:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>newsreportoday</dc:creator>
<guid>http://newsreportoday.wordpress.com/?p=77</guid>
<description><![CDATA[
Du 14 au 19 mars prochain se déroulera le Salon du Livre de Paris dont l&#8217;invité d&#8217;hon]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><img src="http://benir-israel.org/accueil/images2/ppp.png" alt="" width="268" height="221" /></p>
<p style="text-align:justify;">Du 14 au 19 mars prochain se déroulera le Salon du Livre de Paris dont l'invité d'honneur cette année est Israël. Le salon culturel a choisi ce pays pour célébrer le 60è anniversaire de la création de l'Etat d'Israël. Un choix qui ne fait pas l'unanimité, bien au contraire. Il divise aussi bien les Arabes que les auteurs Israéliens eux-mêmes. </p>
<p><strong>Un boycott culturel ...</strong></p>
<p>Pour manifester contre cette « célébration » et contre la politique Israélienne envers la Palestine, plusieurs pays arabes dont l'Arabie saoudite, l'Iran et le Yémen ont annoncé leur refus de participer au Salon. En Israël, quelques voix se sont prononcées <em>pour</em> le boycott du Salon afin de dénoncer la poursuite de l'occupation et de la colonisation.</p>
<p style="text-align:justify;">Le poète Israélien Aaron Shabbtaï et plusieurs autres écrivains ont décliné l'invitation pour se rendre au Salon du Livre. Ils jugent que ce serait une : « occasion de faire de la propagande » dans laquelle Israël s'exposerait comme : « un Etat qui a une culture, des poètes et en cachant qu'en ce moment même, il est en train d'accomplir de terribles crimes ».</p>
<p style="text-align:justify;">Le chef de la rubrique littéraire du quotidien Haaretz, Benny Tziper partage cette opinion : « Qu'ils le veuillent ou non, les écrivains vont représenter Israël et donner une impression qu'il s'agit d'une démocratie alors que depuis 1967 la population palestinienne vit sous l'oppression ». Tziper dénonce également l'écriture trop « intimiste » et reproche aux nouveaux auteurs d'avoir des œillères pour fuir les grands problèmes que traverse le pays. Il admet tout de même ne pas être naïf lorsque l'Iran annonce son boycotte au Salon du Livre (cf : appel lancé par le régime Iranien à la destruction d'Israël).</p>
<p><strong>Des auteurs Israéliens divisés ...</strong></p>
<p>Des écrivains connus dans leur pays pour oeuvrer en faveur de la paix entre Israéliens et Palestiniens ont tout de même tenu à être présents. Amos Oz, célèbre écrivain Israélien pourtant en désaccord avec la politique menée par son gouvernement, rappelle que le Salon du Livre reste avant tout une manifestation culturelle dans laquelle les problèmes politiques ne doivent pas interférer. </p>
<p>Meïr Shaley, auteur d'une saga renommée sur la vie des pionniers sionistes en Palestine avant 1948, dénonce par ailleurs l'action entreprise par les pays Arabes en affirmant que même s'il est farouchement opposé à la politique d'Israël envers les Palestiniens et qu'il « ne mâche pas » ses critiques ; il les réservent cependant : « à des articles dans la presse ». </p>
<p>Du bon sens que partage la majorité des auteurs qui seront présents au Salon du Livre cette année. Mais la littérature, comme moyen de découverte et d'ouverture sur le monde semble malheureusement avoir des barrières malgré son universalité.</p>
]]></content:encoded>
</item>

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